Once upon a time

Que l’aventure commence !

2018 sera peut-être l’année du changement !

Un nouveau site, un nouveau départ… J’espère que vous apprécierez cette remise à neuf !

N’hésitez pas à me faire part de votre avis en commentaire, et de m’aider à étoffer ces pages par vos chroniques sur mes bébés de papier !

 

La bonne compagnie durant un voyage rend le chemin plus court.

– Izaak Walton

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Relectures, corrections – Pas qu’un fardeau ?

Parce que quand on est écrivain, il n’y a pas que le côté fun de l’écriture et le tapis rouge quand on se rend en dédicace (d’ailleurs, il est où celui-là ?)… Les relectures et corrections font partie du job, mais il faut admettre que ce n’est pas qu’une torture. J’ai dit « Non ». 

J’ai -enfin- commencé à revoir mon manuscrit en cours (#Aguamenti) et ai décidé de lister, en parallèle, les trucs bizarres ou drôles qui m’arrivent quand je relis mes livres.

Vous êtes prêts ? C’est parti !

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Procrastination – Se motiver à corriger

Avant toute chose, pour ceux qui ne me connaissent pas… J’écris depuis neuf ans maintenant, et plus « sérieusement » depuis cinq ans : date à laquelle j’ai commencé l’écriture de mon premier roman. Je suis publiée depuis deux ans chez les Éditions Sharon Kena.

Merci à Tahicha de m’avoir donné l’idée de cet article !

Comme dans tous les métiers, il y a des choses moins sympas quand on est écrivain, et je pense que les corrections est en tête de classement pour la plupart d’entre nous. Du coup, je vous propose dans cet article la méthode qui m’accompagne durant mes corrections et surtout, qui me motive ! C’est parti 😉

Ça y est, le premier jet de votre projet est terminé ! Maintenant, que faire ?

 

1. S’imposer une deadline

Vous n’avez pas de date butoir pour rendre votre projet ? Inventez-en une ! Il est primordial de se fixer des contraintes parce que le sentiment d’urgence est tout simplement un très bon booster ! Si vous avez fait des études, vous devez sûrement savoir qu’on n’est jamais plus productif que lorsque le professeur nous rappelle que le devoir est à rendre le lendemain. Ne faites pas les innocents, on est tous passés par-là.

Mettez-vous la pression. Aujourd’hui, c’est vous, le prof !

Attention toutefois aux objectifs intenables : ils vous démoraliseront. Réfléchissez bien avant de poser votre date, en prenant en compte le nombre de pages de votre tapuscrit et le temps quotidien que vous pouvez lui accorder (et qui varie grandement si vous faites des études ou un travail à temps plein). Avec l’expérience, vous parviendrez à estimer le temps de correction avec plus de justesse 😉

 

2. Décomposez votre projet

Afin de procéder par étapes et donc de tenir votre objectif. Nous allons utiliser un exemple : imaginons que notre projet contienne 30 chapitres et que nous voulions le corriger en 15 jours. Le calcul est simple :

Chapitres / jours = 30/15 = 2

Nous savons donc qu’en corrigeant 2 chapitres par jour, nous tiendrons notre objectif. Ok, mais tu nous apprends rien, là ! Patience mes Hibooks. J’essaie d’aller doucement pour ceux qui lisent l’article en diagonale… Si vous ne savez pas quelle deadline vous fixer, faites le calcul inverse ! Sachant que j’ai 30 chapitres  et que je veux en corriger 2 par jour :

30/2 = 15

Donc il me faudra 15 jours pour corriger mon projet. Ça tombe sous le sens, non ?

Maintenant que tout est clair (du moins, je l’espère), on va passer à la partie visuelle qui, personnellement, me permet de me motiver. On y va ?

3. La première correction

Maintenant que vous avez convenu d’un rythme avec votre conscience, nous allons le représenter visuellement, que ce soit sur papier ou par informatique. J’ai utilisé les deux méthodes, donc à vous de voir ce que vous préférez !

CorrectionIm1

Il s’agit ensuite de représenter chaque chapitre par une case. Vous pouvez distinguer les étapes (= jours de correction) en changeant de couleur tous les x chapitres. En suivant mon exemple précédent, ça nous donne un changement tous les deux chapitres :

Jour 1 = bleu
Jour 2 = violet
Jour 3 = vert
etc.

CorrectionIm2

Lorsque notre correction commence, nous allons coloriser les chapitres en respectant ces couleurs. C’est-à-dire que si je suis très motivée le premier jour et que j’en corrige trois, je vais les coloriser en bleu. Ce qui nous donnera l’exemple de droite !

Le  deuxième, on continue en violet, et ainsi de suite…

Si vous êtes motivé à corriger plus que votre objectif, faites-le ! N’hésitez pas une seconde. Et le lendemain, reprenez le rythme de départ sans en faire moins. Il arrivera durant vos corrections que vous ne soyez pas au top de la forme ou que vous ayez un empêchement ; avancez-vous le plus possible quand vous êtes physiquement et psychologiquement aptes à le faire.

Au pire, vous risquez juste de finir en avance !
CorrectionIm3
Vous n’êtes pas obligé de respecter un code couleurs quelconque pour utiliser cette méthode, mais en le faisant, vous verrez si vous êtes capable de tenir la distance avec le rythme imposé au départ ou si, au contraire, vous avez vu trop grand. Et bien sûr, ça vous aidera à estimer votre prochaine deadline !
Le fait de noter sa progression chaque jour et mieux, de la voir, peut être très motivant ! À la fin de la correction, votre tableau est complet ; et vous pouvez le faire encadrer ou le brûler, au choix. 😉

4. Le graphique circulaire

Vous vous sentez à l’aise avec la méthode précédente ? Je vous propose de la tester sur l’ensemble du projet, de la première correction à l’envoi du tapuscrit aux maisons d’édition !

Pour ce faire, il va falloir estimer le nombre de corrections nécessaires à votre texte. Pour moi, ça correspond simplement au nombre de bêta-lecteurs / correctrices qui vont passer mon texte à la loupe.

Le projet prend la forme d’un cercle, divisé en cercle plus petits. Chaque chapitre correspond à l’un de ces cercles, et chaque quartier à une correction.

Pour un projet de 7 chapitres nécessitant 4 corrections, on a quelque chose dans ce style :

CorrectionIm4

CorrectionIm5

À la fin, vous obtiendrez un arc-en-ciel de couleurs, ou un gâteau au chocolat ! À vous de déterminer ce qui vous attire le plus 😉

Vous pouvez aussi choisir les couleurs que vous inspire votre texte, la couleur préféré de votre personnage principal, etc. etc.

C’est sans fin et encore une fois, vous pouvez en faire ce que vous voulez une fois terminé. Trophée ou déchet, c’est vous qui choisissez.

5. La récompense

Bah oui, quand même… Après l’effort, le réconfort ! Si vous voulez vraiment vous motiver, je vous propose un dernier argument choc : gâtez-vous ! Fixez-vous un objectif et dites-vous que si vous l’atteignez,  vous vous offrirez [remplir selon vos envies] !

Bon, là, je vous avoue que je ne peux pas trop vous aider : un restau’, un ciné, la paire de chaussures qui vous fait de l’œil depuis longtemps, un fringue, un voyage en Italie (si vous avez fini la correction de votre remake de Game of Thrones, pourquoi pas)…

Être écrivain est un métier comme un autre, sauf que le salaire ne tombe pas tous les mois (sauf pour toi, ami Levy, si tu me lis…) et que vous n’avez pas de patron pour vous rappeler vos délais.Vous êtes seul maître à bord ; profitez-en pour être plus productif et débrouillard que les autres ! Le temps gagné en étant méthodique est aussi du temps gagné pour l’écriture !

J’espère que cet article aura été clair et instructif ! N’hésitez pas à me poser vos questions en commentaire si vous en avez 😉

Bonne écriture et… bonnes corrections !

 

Conseils pour auteurs débutants

Avant toute chose, pour ceux qui ne me connaissent pas… J’écris depuis neuf ans maintenant, et plus « sérieusement » depuis cinq ans : date à laquelle j’ai commencé l’écriture de mon premier roman. Je suis publiée depuis deux ans chez les Éditions Sharon Kena.

Je ne prétends pas tout savoir, au contraire, j’ai encore beaucoup à apprendre… Mais ce n’est pas la première fois qu’un jeune auteur vient me demander des conseils. J’ai donc décidé de concentrer dans un article mon avis sur vos débuts – et j’insiste bien sur le fait que ça n’engage que moi, libre à vous de prendre ou de laisser !

Je suis un auteur débutant… Par où commencer ?

Ouch. Du calme, mon mignon. La première chose à faire quand on débute, c’est… d’écrire. Eh oui, c’est peut-être évident, mais c’est en forgeant qu’on devient forgeron (bien sûr qu’il y a un rapport…).

Il faut absolument pratiquer l’écriture pour progresser, que ce soit pour trouver son style ou l’améliorer. Évidemment, lire beaucoup est un plus, mais je suis assez mal placée pour le dire vu le nombre de livres que je lis par an. Hem. Il faut aussi savoir faire la part des choses et ne pas se laisser influencer par ce qu’on lit, que ce soit par le style de l’auteur ou l’histoire. Plus facile à dire qu’à faire. Personnellement, j’évite de lire quand je suis en période productive dans l’écriture – ceci expliquant l’augmentation sans fin de ma Pile À Lire. Ce qui fait une magnifique transition avec la partie suivante !

Comment trouver l’inspiration ?

L’écriture est une gymnastique de l’esprit ! Vous pouvez piocher des idées partout, tout le temps… Mais évitez au possible d’écrire à partir d’une idée que vous avez lue quelque part, car la frontière entre inspiration et plagiat est très mince… Ainsi, prenez le temps de vous demander si votre idée vous paraît originale, intéressante et surtout, si elle vous interpelle. Est-ce que vous aimeriez l’approfondir au point d’en faire une nouvelle ? Un roman ? Une fois lancé avec une trame ou un personnage principal, vous passerez de nombreuses heures à l’exploiter et développer l’histoire ; autant l’apprécier dès le départ !

Ensuite, c’est à vous de voir ce qui plaît à votre muse. Cherchez les conditions idéales pour votre écriture :

  • lieu : intérieur/extérieur ? quelle pièce (pensez à l’hiver !) ?
  • horaires : matin ? soir ? nuit ?
  • ambiance : musicale ? luminosité ?
  • etc.

Évidemment, cette liste est non-exhaustive. Le fait de se trouver une bulle de confort spécialement réservée à l’écriture ne peut que booster votre créativité ! Pensez aussi à avoir tout à portée de main : boisson, éventuel grignotage… Si vous devez vous lever toutes les cinq minutes, vous ne risquez pas d’écrire grand-chose ! Et si vous le pouvez, coupez votre téléphone. Je vous assure que ça ne peut que vous rendre service.

Comment s’entraîner à écrire ?

Il existe de nombreux sites de communautés littéraires (Wattpad, Fyctia), forums d’écriture, etc. Je ne peux malheureusement pas vous en conseiller un plutôt qu’un autre, puisque j’ai moi-même débuté en écrivant sur un forum RPG (lié à un jeu). Libre à vous de déterminer si vous souhaitez vous entraîner seul ou avec un autre écrivain, ce qui d’après mon expérience peut être très enrichissant ! En effet, ma série L’énigme 2+0 = 3 a été totalement rédigée sous forme de jeu de rôle avec ma co-auteure, Lisa Angelini !

Il paraît qu’avant d’écrire une histoire, je dois faire un plan…

Mouais. Alors, si vous voulez vous lancer là-dedans, il existe déjà des dizaines d’articles sur le net qui vous expliqueront comment procéder. Personnellement, je ne fais pas de plan, tout simplement parce que mes personnages ne font que ce qu’ils veulent !

Et cette formulation me dérange : « je dois faire… » – non, vous ne devez pas. Il n’y a pas de mode d’emploi pour devenir écrivain, sans quoi on le serait tous. Vous devez seulement trouver votre façon de faire, celle qui vous convient le mieux et qui vous correspond. Et si quelqu’un prétend savoir mieux que vous ce qui est bon pour votre écriture, mettez-le dans une de vos histoires et vengez-vous ! Du calme.

J’ai écrit un texte… Comment trouver des bêta-lecteurs ?

Pour commencer, faites appel à votre entourage. Demandez l’avis de personnes de confiance, en leur disant bien que vous avez besoin de commentaires honnêtes. Ça peut être des membres de votre famille ou des amis proches, l’important étant qu’ils comprennent que des « C’est parfait! » ou encore « Tu écris trop bien! » ne vous aideront pas à progresser.

Si l’étape de vos proches est franchie (et que vous avez survécu), il est temps de vous heurter à un nouveau public : le Web. Eh oui, dit comme ça, ça fait peur… et en réalité, c’est pire que ça. L’internaute ne vous connaît pas, donc il ne prendra pas de pincettes pour vous donner son ressenti. L’internaute est cru, franc, mais c’est aussi ce qui fait de lui votre meilleur allié dans l’amélioration de votre style. Et si vous parvenez à conquérir son cœur, vous aurez gagné toutes les batailles. C’est beau ce que je dis, hein ? Ouais, ouais, perds pas le fil. 

C’est sans doute l’étape la plus difficile, parce qu’il faut savoir encaisser la critique. Mais eh ! La vie continue ! Lulu73 a beau être exigeant, peut-être que le point n°12 de son commentaire peut effectivement me servir ! Ne niez jamais en bloc une mauvaise critique. Prenez de la distance et le temps d’y réfléchir, mangez du chocolat ou buvez un coup de ce que vous voulez (pas toi, le mineur qui me lit. Un Schweppes devrait suffire.) et revenez dessus à tête reposée. Si après tout ça, les arguments de Lulu72 (le frère de Lulu73) ne tiennent toujours pas, répondez-lui poliment ou passez au suivant. Ne vous minez pas pour un commentaire négatif, ce ne sera pas le dernier.

~ Phrases à me répéter souvent ~

J’ai le droit à l’erreur.
Le texte parfait n’existe pas.
Je ne peux pas plaire à tout le monde.
Je crois en moi et en mon texte.
Je peux y arriver.

Et voilà, vous êtes à la fin de cet article ! N’hésitez pas à le commenter et si vous avez encore des questions, je me ferai un plaisir d’y répondre 😉